IA et RGPD : utiliser l'intelligence artificielle sans trahir le secret professionnel
IA et RGPD : les outils grand public envoient vos données hors d'Europe. Voyez ce qu'il faut exiger pour rester conforme au secret professionnel.
Le vrai sujet : gagner du temps avec l'IA sans exposer vos données
L'intelligence artificielle fait gagner un temps précieux pour transformer une dictée et quelques photos en document fini. Le réflexe est tentant : ouvrir une IA grand public, y déposer ses notes, récupérer un texte propre. Mais dès lors que vous manipulez des informations confidentielles, des données personnelles, des éléments couverts par le secret professionnel, une question s'impose avant le gain de temps : où partent ces données, et qui peut y accéder ?
C'est exactement ce que cherchent les professionnels qui tapent « IA et RGPD » ou « IA conforme au secret professionnel » : non pas un refus de l'IA, mais le moyen de l'utiliser sans se mettre en faute. Car le RGPD ne vous interdit pas l'IA. Il vous tient pour responsable de ce que vous en faites, et notamment du lieu où atterrissent les informations que vous lui confiez. La plupart des outils les plus connus ne sont tout simplement pas pensés pour cette exigence.
Ce que font vraiment les outils grand public
Avant de parler conformité, regardons où vont concrètement les données quand on utilise les solutions les plus répandues. Deux familles dominent le marché, et toutes deux posent le même problème de fond.
La première, ce sont les assistants généralistes comme ChatGPT. Conçus pour la conversation générale, ils ne sont pas pensés pour le traitement de données sensibles. L'éditeur indique lui-même que les données sont transférées et stockées sur ses systèmes aux États-Unis et dans le reste du monde. Autrement dit, dès que vous y collez le contenu d'un dossier, ces informations quittent l'Union européenne. Pour un professionnel tenu au secret, c'est précisément ce qu'il faut éviter, indépendamment même de la qualité du résultat produit. Ces outils restent par ailleurs des assistants conversationnels, sans notion de rapport structuré ni de mise en page dans votre modèle de document.
La seconde famille, ce sont les enregistreurs spécialisés comme Plaud, un boîtier qu'on emporte et qu'on couple à son téléphone. Là encore, deux points méritent l'attention. Le matériel est fabriqué en Chine, dans la province du Guangdong, et le traitement repose sur des modèles d'intelligence artificielle américains. Là où Plaud peut être conforme par ailleurs, l'enjeu reste le même : vos informations transitent par une infrastructure et des modèles qui ne sont ni français ni européens. À cela s'ajoute un point pratique, le matériel à acheter, à recharger et à emporter, là où votre téléphone suffirait.
Ces outils ne sont pas « mauvais » : ils ne sont simplement pas calibrés pour la confidentialité qu'exige un traitement de données sensibles en Europe. Le réflexe utile n'est donc pas de les bannir, mais de savoir ce qu'on exige avant de confier quoi que ce soit à une IA.
Comment Sapitor répond à l'exigence de conformité
Sapitor a été pensé pour gagner le temps de l'IA sans en payer le prix sur vos données. Vous enregistrez vos échanges et prenez vos photos depuis votre téléphone, et vous recevez par mail un projet de rapport rédigé dans votre trame Word, le jour même. L'IA reprend vos propos sans les altérer : elle ne décide rien et n'invente rien à votre place. Vous restez l'auteur du document, libre de l'éditer.
La différence tient à ce qui se passe entre votre enregistrement et le rapport. Tout est hébergé en France, sur une infrastructure située en Île-de-France et certifiée ISO 27001. Les données sont chiffrées en transit (TLS 1.2+) et au repos (AES-256), cloisonnées par utilisateur, jamais cédées ni partagées à des fins commerciales. Sapitor agit comme votre sous-traitant au sens du RGPD : vous restez responsable de traitement, et le traitement est encadré par contrat en conséquence. Vos enregistrements servent à produire vos rapports, et c'est tout.
La rapidité d'une IA, sans concession sur la confidentialité. Vos données sont hébergées en France : elles servent à rédiger votre rapport, rien de plus.
Et parce que Sapitor s'adapte à vos besoins, l'outil peut aussi, en option, rattacher la localisation GPS et la date à chaque rapport, à partir de photos prises directement depuis l'application. C'est un bonus, pas le cœur du service : l'essentiel reste de transformer votre voix et vos images en document fini.
Ce qu'il faut exiger avant de confier vos données à une IA
Quelle que soit la solution que vous évaluez, et Sapitor n'est qu'un exemple parmi d'autres, posez systématiquement les mêmes questions. Elles séparent un outil réellement conforme d'un outil simplement pratique.
L'hébergement des données
C'est le point cardinal. Demandez où sont physiquement stockées vos données et où elles sont traitées. Un hébergement en France ou dans l'Union européenne évite les transferts vers des juridictions où vos informations échappent à votre contrôle. Une réponse vague (« dans le cloud », « partout dans le monde ») doit alerter.
Les certifications et le chiffrement
Une certification comme l'ISO 27001 atteste que l'infrastructure est gérée selon des règles de sécurité éprouvées. Vérifiez aussi le chiffrement des données, en transit et au repos, ainsi que le cloisonnement, c'est-à-dire le fait que vos données ne soient pas mélangées à celles des autres utilisateurs.
Le statut juridique du prestataire
Quand vous utilisez un outil pour traiter des données de tiers, vous en êtes le responsable de traitement et l'outil agit comme sous-traitant. Le prestataire doit l'assumer explicitement et l'encadrer par contrat. Si personne n'endosse ce rôle, vous restez seul exposé en cas de manquement.
L'usage fait de vos données
Enfin, demandez ce qu'il advient de vos informations une fois traitées. Servent-elles uniquement à produire votre résultat, ou alimentent-elles d'autres usages ? Une solution sérieuse répond clairement : vos données servent à votre travail, ne sont jamais cédées ni partagées, et restent les vôtres.
En résumé
Utiliser l'IA et respecter le RGPD ne s'opposent pas. Le piège n'est pas l'IA en elle-même, mais les outils grand public qui font transiter vos données hors d'Europe sans que vous y prêtiez attention : un assistant généraliste qui stocke tout aux États-Unis, un boîtier dont le matériel et les modèles ne sont ni français ni européens. Pour traiter des informations sensibles, l'exigence est simple à formuler.
- Hébergement en France ou dans l'Union européenne.
- Infrastructure certifiée ISO 27001.
- Chiffrement en transit et au repos, données cloisonnées par utilisateur.
- Un prestataire qui assume son statut de sous-traitant au sens du RGPD.
- Des données utilisées pour votre seul travail, jamais cédées ni partagées.
Sur chacun de ces points, Sapitor apporte une réponse claire : hébergement en France, chiffrement, cloisonnement, statut de sous-traitant assumé, au service de vos rapports et de rien d'autre. Le meilleur moyen de juger reste de l'essayer gratuitement.
Une IA qui rédige pour vous, en restant en France
La rapidité d'une IA et la maîtrise de vos données : enregistrement, photos et rapport hébergés en France, sans que vos informations quittent l'Union européenne.
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